samedi 7 novembre 2015

L’histoire de 3 vies sauvées par l’honnêteté et 2 oiseaux.

En vacances à la montagne en quête du repos bien mérité après cette année de dingue, j’étais sur mon balcon, profitant des dernières heures de vacances et de l’imprenable panorama sur le massif du Mont-Blanc lorsque mon téléphone sonna.
En ligne, ma soeur dont je décelai à l’intonation de ses premiers mots qu’il venait de se passer quelque chose de grave.
Sa voix teintée d’angoisse et de panique amplifiait l’effet de sa confession…

Elle m’appelait pour m’informer que les deux oiseaux que je lui avais confié pour les 15 jours de vacances venaient de mourir d’une crise cardiaque… Elle se confondait en excuses m’expliquant qu’elle était très fière qu’il ne leur soit rien arrivés de toutes les vacances et qu’elle ne comprenait pas pourquoi la veille de mon retour, alors qu’elle venait de les redescendre de l’étage où ils avaient passés les 2 semaines sans encombre, tous deux venaient de décéder brutalement… Elle m’assurait les avoir pourtant nourrit et hydraté régulièrement, avoir veillé à ce qu’ils ne manquent de rien alors elle en arrivait à se dire que peut-être ils avaient eu peur du chat ou des chiens… 
Son débit était accéléré et je perdis très vite le fil de ses justifications et de ses excuses happée par une réflexion tout autre…

Après quelques minutes de « décrochage » et de réflexion je repris le fil de ses explications au fait que ses proches lui avaient conseillé de ne rien me dire et d’aller simplement en animalerie me racheter un couple de mandarins de la même couleur genre « ni vu ni connu que j’t'embrouille » et comme ça tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes…



Effectivement… Si elle m’avait racheté un couple d’oiseaux identiques, je ne m’en serais probablement jamais rendue compte dans la mesure ou je n’avais ces oiseaux que depuis moins d’une semaine avant de partir en vacances et que je n’avais pas encore eu le temps de les observer sous toutes les coutures, absorbée par mes préparatifs de départ…
Mais ce qui est sûr, c’est que si elle ne m’en avait rien dit, jamais je n’aurais pu lui apporter mon regard extérieur sur cet incident qu’elle considérait comme fâcheux pour notre relation mais insignifiant en dehors de cela…
Alors que moi je venais de comprendre que le décès de mes oiseaux était exactement l’inverse : 
Insignifiant pour nôtre relation mais fâcheux en dehors de cela !!!

Quelle était la probabilité pour que 2 oiseaux habitués aux autres animaux domestiques, décèdent en même temps d’une crise cardiaque dans la même cage alors que la cage n’est pas tombée ou qu’il n’y a pas eu d’incident particulier à la maison ???
Elle était infime… 

Afin d’affiner mon intuition j’avais toute fois besoin de quelques renseignements de plus… 
Comme je m’y attendais, ses deux colocataires étaient souffrants depuis quelques jours et tenaient une migraine persistante… 
Et… Avec l’arrivée de l’automne, le chauffage avait repris du service !!!

Tout était là :

 Les oiseaux morts 
Les maux de tête mis sur le dos de fatigue passagère 
Le chauffage rallumé
 =

Intoxication au monoxyde de carbonne!!!


Les oiseaux sont les premiers animaux à détecter le monoxyde de carbone, c’est pour cela que les mineurs descendaient toujours dans les galeries avec des oiseaux pour détecter ce gaz inodore mais pourtant mortel.

Mes deux oiseaux venaient probablement en perdant leur vie de sauver celle de ma soeur et de ses deux colocataires.

Trois vies qui ne seraient peut-être plus là si ma soeur avait choisit de me cacher la vérité…

Quand on dit que l’honnêteté paie… Je pense que cette histoire en est la parfaite illustration!

Et si je la partage aujourd’hui c’est pour informer un maximum de personne  des dangers de ce gaz mortel qui fait trop de victimes chaque hiver, et parce qu’un jour, cet article pourra peut-être permettre de sauver des vies de plus.





Pour info voici un petit copié-collé du site  www.sante.gouv.fr/intoxication-au-monoxyde-de-carbone-quels-symptomes.html

"Il existe deux types d’intoxication :
  • l’intoxication aiguë, qui entraîne une intervention des secours en urgence et se manifeste par des vertiges, une perte de connaissance, une impotence musculaire, voire un coma et le décès ;
  • l’intoxication chronique, qui entraîne des maux de tête, des nausées, une confusion mentale. Difficilement détectable, elle peut entraîner, à la longue, des troubles cardiaques ou respiratoires. Ce type d’intoxication est actuellement suspectée de perturber le développement cérébral des enfants et notamment leur fonctionnement intellectuel.
Des signes cliniques peu spécifiques
Les signes cliniques ne sont pas spécifiques : maux de tête, vertiges, malaises, nausées, dyspnée, troubles de la vision, de l’odorat ou du goût, troubles du sommeil, de la mémoire, de l’attention, douleurs thoraciques, abdominales, musculaires peuvent être rencontrés à des fréquences variables. Le CO a été décrit comme « le grand imitateur » car les intoxications donnent lieu à un grand nombre de faux diagnostics de grippe, de gastro-entérites ou d’autres affections bénignes. "


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