jeudi 5 novembre 2015

Signes et chemin de Vie.

Aujourd’hui j’avais envie de vous raconter une histoire…
Du vécu bien sûr… 
L’histoire de signes de la vie reçus… mais mal interprétés.

Dans la vie il y a plusieurs sortes de « signes" 
Il y a  les signes envoyés pour nous guider lors de situations délicates, signes qui peuvent être aussi divers que variés…
Et puis il y a les « signes que nous sommes sur le bon chemin », que jusqu’ici tout se déroule comme prévu initialement…
Vous savez ces brefs instants de « déjà vécu » où vous avez alors la certitude absolue que vous avez déjà vécu ce moment jusque dans les moindres détails… 
Comme si il y avait une faille spatio temporelle de quelques secondes… ou comme si au moment de choisir votre incarnation on vous avait présenté une succession d’instants de vie de celle qui vous attend pour vous filer un petit coup de pouce le moment venu…

C’est de ces instants que je vais vous parler aujourd’hui.

Il y a  presque deux ans, peu avant l’orientation scolaire de fin de troisième, nous étions à la recherche du Lycée idéal pour Lola, mon (trop grand) poussin…
La tâche semblait aisée puisque l’orientation professionnelle qu’elle souhaitait entreprendre limitait notre choix à deux établissements scolaires.

  • Le premier, était un énorme établissement public (et donc gratuit), situé à plus d’une vingtaine de kilomètres de la maison la contraignait à 50 minutes de transports en commun chaque matin et autant chaque soir. Elle devait traverser toute la métropole Lilloise et enchaîner marche / bus / métro / et tramway. Le lycée comprenait plus de 1500 élèves et une grande partie des cours avaient lieux dans des bâtiments vétustes et des pré-fabriqués qui avaient fait plus que le temps qui leur était imparti .

  • Le second, était un petit établissement privé (donc payant chaque mois : une bagatelle de 150 euros ( oui je sais , y’en a des bien plus chers mais ajoutez à cela les frais de cantines à 5 euros le repas ce qui représente le budget repas de la famille au complet le midi alors qu'au collège elle nous déjeunions tous ensemble!)) cela faisait une sacré facture supplémentaire à la fin du mois. Ce lycée présentait l’énorme avantage de n’être situé qu’à quelques kilomètres de la maison réduisant le temps de transport à 20 minutes dans un seul Bus et cerise sur le gâteau : les locaux venaient d'être rénovés.
Il nous fallait donc plus d'informations pour pouvoir effectuer notre choix.

Lors de la visite des journées portes-ouvertes du Lycée public, Lola s’était interrompue en montant les marches de l’escalier du bâtiment principal et le trouble se lut soudain sur son visage…
Elle m’expliqua avoir eu une énorme sensations d‘avoir "déjà vécu l’instant qui venait de s'écouler", et était très surprise car c’était pourtant la première fois qu’elle grimpait cet escalier sur lesquels les chiffres en Allemand avaient été peints sur les marches… Elle était certaine de n'avoir jamais connu et vu d'escalier similaire...Et pourtant elle avait cette certitude que ce n'était pas la première fois qu'elle vivait cet instant!




Je ne pus m’empêcher de sourire et voir dans cette perception la confirmation qu’elle était bien sur son chemin de vie…

Puis par mesure de sécurité, nous l’avons tout de même pré-inscrite dans l’établissement privé au cas où elle n’aurait pas été retenue dans la section demandée en premier choix de ses voeux d’orientation, section très demandée puisque pour 250 demandes annuelles , il n’y a que 25 places disponibles.
Mais lorsque son admission fut confirmée, nous nous sommes retrouvés devant un choix à faire qui se résumait à « gratuit et loin" ou "payant mais près ».

N’ayant jamais prise le bus toute seule,habitant à quelques centaines de mètres du collège, et étant très inquiète à l’idée de traverser très tôt le matin toute la métropole Lilloise en enchaînant les différents transports elle eut peu de mal à me convaincre de l’inscrire dans l’établissement privé et je relativisais en considérant la facture mensuelle comme le prix de sa sécurité.

Me chiffonait cependant cette perception qui indiquerait que nous n’aurions pas fait le bon choix d’établissement…

J’ai donc demandé  à la vie de m’envoyer des signes afin de me guider et me confirmer ce choix délicat, signes que je n’ai pas dû percevoir ou interpréter de la bonne manière car je l’ai finalement maintenu son inscription à l’établissement privé près de la maison.

La rentrée scolaire eut lieu… Les mois se sont écoulés et nous sommes passés de déconvenues en désenchantement.
Moi qui avait toujours entendu parler du sérieux des établissements privés, je suis descendue du grenier à la cave en découvrant des absences de plusieurs mois non remplacées, des professeurs sans-cesse en retard, des examens reportés, des bulletins de notes inexistants, suicide de plusieurs élèves, alcoolisme d'autre… bref, le fiasco Total ! Et Lola ne demandait qu’à quitter cet enfer... La goutte d'eau qui fit déborder le vase fut le traffic de drogue en plein cours doublée par l'interpellation policière le même jour de l'un de ses camarades de classe pendant le cours de sport!

Bien décidée à la changer d’établissement à la rentrée suivante j’ai donc contacté le lycée public pour prendre connaissance des démarches administratives et c’est là que j’ai appris que si il est simple de passer du public au privé, l’inverse est bien plus compliqué !
Le secrétariat de l’établissement m’expliqua qu’il fallait effectuer une demande de dérogation auprès du rectorat de l’académie du département, et prier pour qu’aucun enfant ne déménage cette année. En fin de seconde, seule une ou deux places se libéraient, et la priorité était donnée aux familles qui emménageaient sur la métropole. Les chances étaient donc infimes!

Sauf si… La vie s’en mêle et vous file un petit coup de pouce au passage…

Sauf si on vous recommande de joindre une personne bien précise au C.I.O (Centre d'information sur l'orientation ou un truc dans le genre), que cette personne est en pause café, que celle qui passait par là par hasard et a décroché le téléphone alors qu'elle n'était pas censée le faire et que de fil en aiguille et de confidences en confessions elle finit par me confier une petite astuce  qui allait changer le fil des choses...

Elle m'expliqua que à la fin de l'année scolaire, les changements d'établissements scolaires relevaient de l'autorité du rectorat mais que de elle à moi, pendant l'année , il n'en était rien. Seul le directeur de l'établissement pouvait accepter  ou refuser une admission exceptionnelle si les motivations étaient valables et que nous parvenions à le convaincre...

C'était plus d'hypothèses positives qu'il n'en suffisait à me convaincre de tenter ma chance...
Et puis j'avais toujours dans un coin de ma tête le souvenir de cet instant de "déjà vécu" pour lequel j'avais fini par me convaincre qu'elle avait déjà vécu la journée porte ouvertes et non sa scolarité là-bas, mais que si et seulement si je m'étais trompée, alors les choses se mettraient en place toute seule pour qu'elle puisse retrouver le bon chemin...

Et à partir de là, tout s'est enchaîné très vite... Dans une sérénité totale et avec une facilité surprenante.
L'appel au lycée pour prendre rendez-vous avec le directeur... la rédaction et le dépôt de la lettre de motivation... Le rappel du directeur, le rendez-vous du lendemain...
Et le changement d'école 3 jours plus tard à la plus gràe surprise de toutnle personnel enseignant et alors que le directeur lui même nous confiait ne pas avoir procédé à ce genre d'admission depuis des années mais que il ne savait pourquoi, "cette fois il pensait que cela valait le coup" !!!

Un changement qui lui permet désormais de bénéficier d'une formation professionnelle digne de ce nom... Même si le prix à payer n'est pas financier mais temporel dans les transports en communs, c'est aujourd'hui son choix.

Qu'il est doux et rassurant de prendre conscience que des erreurs sont possibles, qu'aucun choix n'est irrévocable et que l'univers tout entier consent à tout mettre en place pour le meilleurs de chacun d'entre nous...

Les chemins de vie ne sont pas sans détours, sans encombres mais chacun de nous à le sien pour devenir une personne meilleure, plus éveillée, plus à l'écoute d'elle, de ses proches et du monde qui l'entoure...
Et si à la croisée de deux chemins, vous choisissez le mauvais, il est rassurant de penser que l'on a le droit de se tromper, que de nos erreurs naîtront des apprentissages qui nous rendront plus forts encore et qu'aucune d'elle n'est définitive.
Il suffit juste d'accepter cette erreur, de bien-vouloir faire demi-tour et de ne pas hésiter à demander un peu d'aide...
Merci la Vie.

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