vendredi 8 septembre 2017

Chaman VS Objet perdu

Ce soir je vais vous raconter l'histoire d'une bague...
Pas n'importe quelle bague: "Ma bague", le seul souvenir qui me reste de mon papa décédé l'année de mes 15 ans...
Cette bague est en réalité la bague de fiançailles qu'il a offerte à ma maman il y a plus de 50 ans et pour laquelle j'ai toujours eu, aussi loin que je m'en souvienne, une grande fascination.
Il s'agit d'une bague de forme pourtant classique (certains osent même le "vieillotte"), avec une pierre taillée griffée dessus qui m'a toujours attirée...
Petite quand je faisais des câlins à ma maman dans le canapé, je lui chipais sa bague quelques minutes et la glissais trop grande à ma main pour avoir le plaisir de l'admirer sur mes petits doigts...
Plus tard, quand ma maman ne put plus la porter car elle était devenue trop petite, elle la stocka dans un petit coffre à bijoux et je me faufilais souvent le soir dans leur chambre pour l'admirer dans son coffret de marbre Italien... Un soir, je ne l'ai pas reposée dans le coffret mais dans une petite boîte de camembert que j'avais décorée pour la fête des mères et dans laquelle maman conservait précieusement mes colliers de coquillettes et mes bagues de perles de rocaille... J'adorais cette bague et la ranger dans la boîte avec les bijoux qui venaient de moi était ma manière à moi de me l'approprier un petit peu...
Je ne savais pas à l'époque que cela la sauverait quelques mois plus tard des mains des cambrioleurs qui raflèrent tous les bijoux du coffre délaissant curieusement la boite de colliers de nouilles et ma bague par la même occasion...
La petite fille a grandi, a quitté la maison de maman, a fondé sa propre famille et c'est le jour de mon mariage, que ma maman m'a offert cette bague que j'aimais tant et que je n'ai pas quittée une seule journée depuis. Voilà plus de quinze années que chaque jour mes yeux se portent plusieurs fois par jour sur cette bague devenue mon bien le plus précieux et dont la valeur est selon moi totalement inestimable.

Alors quand le lendemain de notre retour de vacances je  me suis aperçue que la pierre qui trônait au sommet de ma bague avait disparue, je ne pus retenir un cri d'horreur !!!
Mon premier réflexe fut d'aller retourner chaque centimètre carré de notre chambre, literie et dessous de meubles inclus... En vain.
J'étais effondrée. Impossible de retenir mes larmes tant j'étais bouleversée... Je me souvenais encore de la voix de ma maman qui me rassurait petite m'expliquant que non elle ne pouvait pas perdre la pierre de sa bague, jamais, car elle n'était pas collée mais griffée... Et l'impensable venait pourtant de se produire !

Toute la famille a passé la journée à retourner toute la maison...
Et pour ne rien arranger, nous avions assisté le premier jour de nos vacances à un mariage dont la décoration des tables étaient des toutes petites pierres de plastique de taille identiques à celle qui était portée disparue et chaque enfant s'était rempli les poches de ces "petits  brillants trop beaux" et en avaient semé des centaines dans tout le camion, les malles, les valises, les trousses de toilettes... Bref 150 fausses joies plus tard je désespérais de retrouver un jour mon caillou...

Quelle était donc la probabilité de le retrouver dans les 110 m2 de maison, après avoir lancé toutes les "lessives post retour de vacances"?  Je ne pus m'empêcher de frémir à l'idée que l'eau de lessive ait pû l'emporter à jamais...
J'ai démonté les filtres de ma machine à laver (inondé au passage ma salle de bain), ceux du sèche-linge, confisqué jusqu'à nouvel ordre l'aspirateur de la maison...

J'ai bien tenté de sortir mon pendule pour lui demander de m'aider à le retrouver mais j'étais dans un tel état que je n'étais bonne à rien...

Je me suis alors souvenue de la brocante que j'avais faite juste avant les vacances et sur laquelle ma petite voix m'avait guidée jusqu'à un stand, m'incitant fortement à acheter un vieux cierge... ( Ah oui pour les petits nouveaux... voici le lien vers les explications de "Ma petite voix")
J'eus beau lui expliquer que je n'achetais que les lots de bougie IKEA elle insista et je finis par céder à ce cierge à l'effigie de Saint-Antoine de Padoue pour la modique somme de 20 centimes.
M'étais alors dit que peut-être un jour je perdrais mon téléphone et que ce jour là je serais heureuse d'avoir ce cierge à l'effigie de ce Saint que l'on prie pour le retour des objets égarés...
Jamais je n'aurais imaginé l'allumer pour ma bague...


J'ai également posté un message sur la page du groupe de prières pour toutes les âmes bienveillantes de toutes confessions que j'ai crée sur Facebook et qui a déjà fait des petites merveilles...
Et j'ai prié et prié encore.

Mon chaman de Mari qui n'a jamais vraiment donné dans les "objets perdus" ne cessait de me répéter que chaque fois qu'il pensait à ma pierre il voyait du bitume, et comme il n'y a pas de bitume dans la maison ou sur la terrasse et que j'étais aller relever le courrier plusieurs fois le matin, nous avons également épluché les 100m2 autour de la boîte aux lettres... En vain.

Le soir, en allant faire les courses au supermarché, ma petite voix me souffla d'en parler à la responsable du magasin et j'avais beau trouver cette idée complètement stupide je finis par céder à son insistance... J'ai bien tenté de lui expliquer que selon moi ce n'était pas une grande idée d'ébruiter la perte d'une pierre dans une grande surface dans laquelle ces personnes passeraient leurs journées, ma petite voix se montra catégorique, je devais en parler à cette femme là et pas une autre...
L'expérience m'a toute fois prouvée que je pouvais lui faire entièrement confiance et c'est donc sans comprendre le but de ma démarche et sans grande conviction que je laissais mes coordonnées à cette femme dans l'hypothèse où elle retrouverait mon caillou...
J'ai toutes fois pris soin de spécifier que j'offrais une récompense tant sa valeur sentimentale était importante, au cas où... Et je fus surprise de l'entendre me répondre qu'il était hors de question d'évoquer la moindre récompense et que si elle la retrouvait elle me promettait de me la rendre car elle ne savait que trop la douleur de la perte d'un bijou de famille. J'ai alors pensé que notre conversation devait avoir lieu pour elle et non pour me venir en aide et je suis sortie dépitée pour passer au crible la place de stationnement où je m'étais garée à mon retour de vacances pour remplir le frigo.

Pliée en deux, le nez sur le bitume je balayais pas après pas le parking avec l'énergie du désespoir lorsqu'un vieux monsieur surgit de je ne sais où me demanda si j'avais égaré quelque chose...
Il me souhaita bonne chance dans ma recherche et avant de remonter dans sa voiture me lança :
- " Vous savez, dès fois ce que l'on cherche peut-être emporté par la pluie et couvert de boue"
-  QUOI ??? Mais il n'a pas plu et il n'y a pas de boue ? N'importe quoi...

Mais il était déjà parti avant d'avoir eu le temps de m'entendre...
Dubitative sur l'équilibre mental de ce vieil inconnu je me suis replongée dans mes recherches en vain...

J'ai prié toute la soirée et chaque heure quand je me réveillais la nuit...

Le lendemain, toujours rien  d'autre que les précieux messages de sympathie de mes bienveillants amis...
La fin de journée arrivée,  je suis retournée faire mes courses avec mon petit mari quand à peine entrés dans le magasin la directrice vint à ma rencontre pour m'informer qu'elle n'avait rien retrouvé mais que tout le magasin était sur le coup et qu'ils surveillaient même les clients...
Quelques secondes de pure bienveillance, mêlée aux émotions intense qu'elle venait de réveiller en moi et mon chaman de mari se figea sur les congélateurs ...
- "Il vient de se passer quelque chose... Vous deux, la force de vos sentiments positifs, l'énergie déployée pour le retrouver et tout cet amour ont créé une sorte de portail sur la pierre et je la vois... Toujours sur du bitume noir, très très noir... Je ne comprends pas mais c'est plus clair que jamais".

Pendant ce temps une grosse averse avait trempé le nouveau bitume du parking qui ressortait désormais d'un noir intense comme dans la vision...
J'eus beau expliquer à Christophe que j'avais déjà balayé le parking en long en large et en travers, il insista pour que je cherche encore persuadé que la pierre était là...
Plus pour lui faire plaisir qu'autre chose je me suis remise à sa recherche lorsque la phrase incongrue du petit vieux de la veille m'est revenue :
-" Vous savez, dès fois ce que l'on cherche peut-être emporté par la pluie et couvert de boue"

Tiens donc, il venait de pleuvoir et il y avait désormais de la boue dans le caniveau...
"Emportée par la pluie" voudrait dire loin de ma place de parking... J'ai donc descendu le filet de boue en farfouillant du bout des doigts sans la moindre conviction quand je l'ai aperçue un quart de seconde  sous la boue...
Je n'osais y croire et pensais à un énième brillant de plastique qui serait tombé du camion en chargeant les courses mais en le retrouvant les doutes disparurent !!!
Il était bel et bien sur cet immense parking depuis près de 48 heures, sous le nez de tous ou presque...
Il venait bel et bien d'être emporté par la pluie et couvert de boue comme me l'avait soufflé ce vieil homme dont je ne me souviens même plus du visage et que j'avais jugé sénile...
J'ai repensé au livre de Laurent Gounelle "Les Dieux voyagent toujours incognito" et je me suis dit que oui ce monsieur m'avait transmis un message...
J'ai remercié... Ce Monsieur, Saint-Antoine de Padoue, Mes amis prieurs et mon Chaman de mari sans qui jamais je n'aurais pu faire réparer ma précieuse bague...

Bon maintenant les enfants se moquent de moi en imitant Gollum et "son préciiiiiiiiiiieux" plus pour tenter de relativiser cette expérience incroyable à laquelle ils venaient d'assister aux premières loges que pour se moquer de moi...

Cette bague était déjà chargée d'un amour inconditionnel, la voilà maintenant chargée d'une histoire que je peine encore à réaliser et à comprendre tous les tenants et les aboutissants... Toutes les perspectives ouvertes... Le vertige est là., noyé dans toute ma gratitude et ma foi...
Et cet écrit est à mes yeux un peux comme un "devoir de partage et de transmission" sur les infinies possibilités que nous offrent la Vie et qui semblent n'avoir pour limite que notre imagination...

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